Guide : Le 2ème arrondissement de Paris, petite ambiance Monopoly

De loin, le 2e arrondissement et sa célèbre « rue de la Paix » (y a-t-il des amateurs·ices de Monopoly par ici ?) a tout d’un quartier peuplé uniquement en journée. Par des armées d’hommes en costume. Qui se pressent chaque midi chez Cojean pour y attraper la salade du jour. Avant de finir la journée à la salle de sport la plus proche. Il se trouve que c’est aussi l’une des plus chères de Paris, mais qui fait attention aux détails ? Sauf qu’à y regarder de plus près, le 2e, c’est bien plus que ça.

Y a-t-il un habitant dans le 2e ?

 

21 000 habitants à peu près, soit 1 % de la population parisienne (oui, c’est peu, mais c’est toujours plus que dans le premier), ont posé leurs valises dans le 2e arrondissement de Paris. Ici, l’entre-soi règne : ceux qui y travaillent rêvent d’y habiter, ceux qui y habitent rêvent d’y travailler. Histoire de limiter au maximum les déplacements. Le métro ? Non merci.

 

Espaces verts : néant

Il n’y a pas cinquante manières d’annoncer la mauvaise nouvelle : le 2e est l’arrondissement le moins vert de la capitale. Heureusement, ses rues piétonnes y forment un sympathique parcours de balade (si on aime se faire carillonner par des vélos pressés). Autre spot culte ? La place de la Bourse, où les amateurs·trices de vintage font la brocante, tenue deux fois par semaine.

 

Écoles pour tous·tes

Pour un arrondissement si petit (moins d’un kilomètre carré), il est presque étonnant de voir autant de crèches et d’établissements scolaires — respectivement au nombre de 9 et 14. Pourtant, on risque davantage de se faire marcher dessus par une attachée de presse au bout du rouleau qu’une poussette. D’ailleurs, la rumeur veut que ce soit là qu’on trouve le plus de couples ayant indiqué « no kids please » sur leur faire-part de mariage. Parce que dans le 2e, « ça se fait ».

 

La vie de quartier : strass et paillettes

 

GQ des influenceurs

Peu de célébrités habitent le quartier (probablement pas assez calme pour elles), mais beaucoup y font leurs rendez-vous professionnels. C’est en effet là, dans les quelques rues bordées par les grandes avenues, que les marques de mode ont installé leurs HQ. N’essayez même pas d’y aller un samedi après-midi en jogging et UGG, au risque de finir sur un compte Instagram pointeur de fautes de goût, dont on ne citera pas le nom.

 

À ne pas manquer

S’il y a bien une chose à faire dans le 2e arrondissement, c’est déambuler dans les passages et les galeries. Non, pas Lafayette. Ces couloirs couverts, qui relient deux rues, sont riches et permettent de vivre l’expérience parisienne à 100 % — c’est d’ailleurs pour cela que vous n’y croiserez pas que des locaux. Parmi les musts : le passage du Caire, dont les 360 mètres en font le plus long de la capitale, ou encore la Galerie Vivienne, où de nombreux (nouveaux) restaurants côtoient de nombreux (anciens) fous de numismatique.

Les adresses cultes du 2e arrondissement de Paris

 

Un bar : Experimental Cocktail Club

Les occasions de se croire ailleurs alors qu’on est à Paris ne manquent pas dans la capitale. Mais c’est ici qu’il faut aller pour un aller-retour express à Brooklyn. Derrière les lourds rideaux pourpres de l’entrée, une ambiance speakeasy pas désagréable. C’est dans ce décor éclairé à la bougie que l’on sirote l’un des nombreux cocktails de la carte, bien loin des classiques Mojito et Moscow Mule.

 

Experimental Cocktail Club

37 rue Saint-Sauveur, 75002 Paris

 

Un hôtel : The Hoxton

QG de bons nombre de créateurs de contenu, modèles, photographes et autres designers, cet hôtel au service communication au point jouit d’un emplacement idéal dans Paris : assez central pour les rendez-vous professionnels et verres entre amis, mais suffisamment à l’écart de la rue pour se détendre les tympans après une longue journée. Pas la peine d’y aller pour la cuisine (basique), ou le service (minimum). C’est tout bonnement le bon spot pour voir et être vu·e.

 

The Hoxton

30-32 rue du Sentier, 75002 Paris 

 

Un restaurant : Shabour

Avec une addition moyenne à 100 euros, ce restaurant à la cuisine levantine avait tout intérêt à proposer une carte à la hauteur. Pari réussi : à son ouverture, les critiques culinaires s’y sont pressés, et sont ressortis des étoiles plein les yeux (et un compte en banque un peu moins garni). On y réserve une table pour un dîner en tête à tête, un soir où on préfère manger dans la pénombre.

 

Shabour

19 rue Saint-Sauveur, 75002 Paris 

 

Une rue : la rue du Nil

On nous souffle dans l’oreillette que c’est là que Pierre Niney fait ses courses. Et on ne peut pas lui jeter la pierre : on trouve les meilleurs roulés à la cannelle chez Terroirs d’Avenir, du chocolat à tomber chez Plaq et des grains du monde entier chez l’Arbre à Café. Mais attention, c’est une rue minuscule où le risque de croiser son·sa collègue est de 100 %.

 

Rue du Nil

Rue du Nil, 75002 Paris

 

Une pâtisserie : Stohrer

Fondée en 1730, c’est la pâtisserie la plus ancienne de Paris. Et (pour une fois) on ne peut pas vraiment contredire les avis Google Maps : les pâtisseries et autres gourmandises, sucrées ou salées, y sont divines. Attention à ne pas y aller un samedi à 16 h, au risque de faire la queue pendant des heures.

 

Stohrer

51 rue Montorgueil, 75002 Paris