Guide : le 6ème arrondissement de Paris, la crème de la Rive Gauche

Le 6e arrondissement, vous l’imaginez peuplé de sportives du dimanche en tenue de yoga (Lululemon), slalomant entre les restaurants (d’Yves Camdeborde), des ballerines aux pieds (Repetto), au sillage parfumé par ce nouvel élixir confidentiel au nom imprononçable (Dior, mais Collection Privée). Vous n’aviez pas tout à fait tort. Familial, mais un poil branchouille, “le 6” figure régulièrement dans le top 3 des arrondissements les plus prisés de la Rive Gauche (et en écrivant cet article, on a *un peu* compris pourquoi).

Le 6e : mini arrondissement, maxi potentiel

 

Si vous faites partie des 42 000 personnes à avoir élu domicile dans le 6e arrondissement de Paris, un seul mot : bravo. Les annonces immobilières y étant inexistantes, vous avez très probablement manifesté la vie de vos rêves sans relâche pour atteindre votre objectif. Vos voisins ? Des quarantenaires qui quittent chaque week-end la capitale direction La Baule, enchaînent les vernissages dans les galeries d’art et embrayent du café allongé au cocktail dès 18 h sur des terrasses où le concept d’happy hour n’existe pas.

 

Mise au vert

Une proximité évidente avec la Seine, les kiosquiers des quais (paysage idéal pour les photos Instagram, #parisienne), mais aussi le Jardin du Luxembourg, où vous aurez peut-être la chance de tomber sur Julien Doré en pleine partie de pétanque. S’y balader, c’est aussi croiser : des @CheveuxDeRiche, un adepte du MK2 Odéon, une habituée du Lutétia (“je connais le décorateur”) et une poignée d’étudiants de La Sorbonne, éblouis et ravis par un quartier, disons-le, beau à se damner.

 

Hot-spot familial

13 crèches et 80 établissements scolaires au kilomètre carré, et 17 à 20 % de familles nombreuses (Insee, 2011) : ici, le risque de se faire rouler dessus par une poussette Yoyo ou une trottinette miniature n’est pas de zéro. Une option pour éviter la cohue : enclencher le mode nuit, et faire de Chez Georges (cet endroit un peu défraîchi où la population, très éclectique, parle fort et boit du vin pas cher) votre QG.

 

La vie du quartier : entre lunettes noires et canidés

 

Repaire de stars (et apprenties stars)

Le 6e arrondissement de Paris, c’est le go-to pour les célébrités en quête de vie citadine, sans les inconvénients — ce n’est pas pour rien si Claude Sautet y a tourné en 1970 Les Choses de la vie. Autre point : ne comptez pas trop sur le fait de croiser Frédéric Beigbeder à la boulangerie le matin. À la surprise générale (non), c’est un oiseau de nuit. Vous pourrez en revanche y voir une flopée d’influenceurs et influenceuses qui n’habitent pas là, mais aiment faire comme si.

 

À ne pas manquer

Non, dans le 6e arrondissement, ce ne sont pas que de (très jolies) églises — comme l’église Saint-Sulpice. Il y a aussi le parc du Luxembourg (très grand, car c’est le seul), où vous vous ferez une joie de déambuler entre enfants en roue libre et chiens en plein cours de dressage. Les amateurs d’art préfèreront la Monnaie de Paris, où l’on croise une poignée d’initiés (surtout pendant les événements d’AD Intérieurs).

Les adresses cultes du 6e arrondissement de Paris

 

Un café : le Café de Flore

Faut-il encore le présenter ? Sa terrasse bruyante, son décor mythique, son histoire (il a été fondé en 1887), son aura littéraire (le prix du même nom y est remis depuis 1994) et son café trois fois plus cher qu’ailleurs en font le spot favori du Tout-Paris pour voir et être vu. Pour les dissidents de l’étiquette et autres anticonformistes, il suffira de s’attabler à quelques mètres, Aux Deux Magots : deux salles, même ambiance.

 

Café de Flore

172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris

 

Un hôtel : le Relais Christine 

C’est peut-être le secret le mieux gardé du 6e arrondissement : pas vraiment de communication sur les réseaux sociaux, un décor chaleureux ambiance maison de campagne (de quoi vous rappeler vos week-ends passés en province), 5 étoiles (sinon rien) et un spa signé Guerlain.

 

Hôtel Relais Christine

3 rue Christine, 75006 Paris 

 

Un restaurant : Lapérouse

Depuis qu’il a été repris, l’endroit n’a pas gardé grand-chose de son cachet de 1766, date de son ouverture (mis à part le papier peint, toujours aussi kitsch). Et pourtant, c’est the place to be : ce n’est pas pour rien qu’une flopée de soirées mode et beauté y sont organisées. Bon à savoir : les miroirs, tous rayés, le sont car les femmes qui y étaient invitées voulaient s’assurer de l’authenticité des cailloux qu’on leur offrait.

 

Restaurant Lapérouse

51 quais des Grands Augustins, 75006 Paris

 

Une galerie : Kamel Mennour

La mode avait colette, le monde de l’art a Kamel Mennour. Vous y trouverez des pièces iconiques (ou aperçues sur Instagram), et ferez le tour en moins de 30 minutes. De quoi faire semblant d’aimer l’art sans y passer trop de temps.

 

Galerie Kamel Mennour

47 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris